Résaux sociaux et identité virtuelle

Présentation

Organisations ou individus reliés entre eux par des liens qui sont créés à l’occasion d’interactions sociales.

Comme le monde est petit:

  • En 1967, le sociologue américain Stanley Milgram décrivait le «small world phenomenon» en montrant qu'il existait en moyenne six intermédiaires entre deux personnes prises au hasard sur la planète Terre.
  • Inspirés par cette intuition quasi poétique et boostés par la technologie actuelle, les «réseaux sociaux» ont fait leur apparition en mars 2003 sur internet avec le lancement du site Friendster, puis, quelques mois plus tard, de MySpace aux Etats-Unis.

Le phénomène a explosé à travers le monde

Facebook

La volonté de développer des résaux sociaux sur le web a contribué à mettre en place le web 2.0.

C'est quoi? Ca vient d'où?

  • Facebook est un site Web de réseau social destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues, en priorité dans les pays anglo-saxons. En juillet 2008, il rassemblait plus de 90 millions de membres à travers la planète, il est le 5e site le plus visité au monde selon Alexa Internet. Facebook annonce 120 millions d'usagers. Facebook est né à Harvard. En effet, il est à l'origine le réseau social fermé des étudiants d'Harvard avant de devenir accessible aux autres universités américaines. La vérification de la provenance de l'utilisateur se faisait alors par une vérification de l'adresse électronique de l'étudiant. Le site est ouvert à tous depuis septembre 2006.
  • Le 2 octobre 2008, Facebook annonce qu'il va implanter son siège international à Dublin (pour les marchés européens, africains et moyen-oriental). Le 9 octobre 2008, Facebook annonce qu'il va ouvrir un bureau à Paris.

Le nom du site s’inspire des albums photo (trombinoscope ou facebooks en anglais) regroupant les photos prises de tous les élèves durant l'année scolaire et distribuées à la fin de celle-ci aux collégiens, lycéens et étudiants.

Comment ça marche?

Fonctionnement

Le fonctionnement général de Facebook peut être décomposé en 3 temps :

  • vous créez et renseignez votre compte personnel, en choisissant ce que vous allez rendre public ou semi-public (ou conserver privé) de vos données personnelles,
  • vous pouvez rechercher au sein de ce réseau d’autres personnes partageant certains de vos centres d’intérêt au niveau personnel, professionnel, philosophique, commercial, politique…
  • le réseau “pousse” vers vous des propositions de contacts, d’événements, d’opportunités, etc. liées à vos centres d’intérêt et/ou à ceux de vos “amis” sur le réseau.

Usages

Facebook propose à ses utilisateurs des fonctionnalités optionnelles appelées « applications », représentées par de petites boîtes superposées sur plusieurs colonnes qui apparaissent à l’affichage de la page de profil de l'utilisateur. Ces applications modifient la page de l'utilisateur et lui permettent de présenter ou échanger des informations aux personnes qui visiteraient sa page. L'utilisateur trouvera par exemple :

  • une liste de ses amis ;
  • une liste des amis qu'il a en commun avec d’autres amis ;
  • une liste des réseaux auxquels l'utilisateur et ses amis appartiennent ;
  • une liste des groupes auxquels l'utilisateur appartient ;
  • une boîte pour accéder aux photos associées au compte de l'utilisateur ;
  • un « mini-feed » résumant les derniers événements concernant l'utilisateur ou ses amis, sur Facebook ;
  • un « mur » (wall, en anglais) permettant aux amis de l'utilisateur de laisser de petits messages auxquels l'utilisateur peut répondre.

Par ailleurs une fonction « chat », disponible depuis avril 2008, permet de signaler à ses amis sa présence en ligne et, si nécessaire, de pouvoir discuter dans un « salon » privé (l'application ne permettant pas, pour le moment, de réunir plus de deux personnes dans un même salon). Le choix des applications à afficher est laissé à l'utilisateur, qui peut en ajouter après avoir consulté le catalogue, ou bien en supprimer, changer leur agencement sur la page, ou en cacher certaines au public.

Les premiers pas sur facebook

J'emménage!

Le fait que Facebook soit ouvert aux applications tierces depuis mai 2008 a contribué au succès du site, de nombreux concepteurs, débutants ou experts, n'hésitent pas à proposer leurs applications, qu'elles se destinent au web ou à une utilisation locale. Selon Facebook, il existait au 30 novembre 2007 plus de 8 000 applications, officielles ou non officielles. Des outils et des cadres de développements (framework, API, samples de code…) sont proposés aux développeurs afin que ces derniers puissent formater leurs conceptions aux normes de Facebook. Le FBML par exemple, qui constitue le langage de mise en page standard sur Facebook, est un cousin du HTML compréhensible pour le développeur, mais parfois plus ou moins contraignant.

Cet ensemble d'applications est dit chronophage car terriblement addictif.

Merci qui?

Sponsors

L'une des applications les plus en vogue du moment sur facebook est Word Challenge. Gratuite, cette application ludique est « sponsorisée »: c'est-à-dire qu’une bannière publicitaire impossible à supprimer vient s’afficher durant quelques secondes à l’issue ou au début de chaque partie. Or, surprise, un des sponsors principalement présents sur Word Challenge n'est autre que l’Eglise de Scientologie.

Quand la scientologie investit facebook

Controverse

  • Depuis sa création, Facebook fait l'objet d'une controverse concernant le respect de la vie privée des utilisateurs. Le logiciel utilise en effet les informations personnelles des utilisateurs afin d'introduire des publicités adaptées à leur profil et vend les informations livrées par les utilisateurs à des entreprises privées, comme c'est indiqué dans sa charte concernant la vie privée. Cette charte indique par ailleurs que Facebook peut aller récolter des informations sur les membres à partir de sources extérieures comme les journaux, les blogs et d'autres sources sur Internet.
  • En octobre 2007, Microsoft a acheté 1,7% de Facebook pour la somme de 240 millions de dollars, valorisant la société à hauteur d'environ 15 milliards de dollars 25. Avec environ 60 millions de fiches à cette date cela représente une valorisation d'environ 250 dollars par fiche, mais a permis à Microsoft de devenir l'unique fournisseur de publicités de Facebook.
Le CNIL

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) est particulièrement vigilante sur l’utilisation des données personnelles. Entretien avec la Direction des affaires juridiques de la CNIL à propos de Facebook Ads, le système de ciblage publicitaire mis en place la semaine dernière sur le site de réseau social Facebook.

  • Que pensez-vous de la politique de Facebook dans ce domaine ?

Quand on lit la Privacy Policy du site, il nous semble qu’il y a nature à améliorer l’information des internautes dans l’exploitation des données. D’autant plus quand ils disent qu’ils peuvent utiliser des informations collectées depuis d’autres sources que Facebook (sites, blogs, etc.) .

  • Parallèlement, son concurrent MySpace a annoncé qu’il allait renforcer son ciblage publicitaire. Que pensez-vous de ce mélange réseaux sociaux et publicité ?

On est effectivement face à des sites qui proposent de partager en ligne son réseau et qui derrière, en contre-partie, revendent les données. Cela pose la problème de la marchandisation des données personnelles et de l’encadrement de cette marchandisation. Par ailleurs, on peut se demander si les internautes ont conscience des données qu’ils communiquent et de ce qui va en être fait. Et qu’on peut retrouver tout leur réseau, leur opinion politique, etc. sur Internet. La CNIL se retrouve finalement ici à protéger l’individu contre lui-même.

Le CNIL

...mais quand on dit tout le monde...

Conséquences de la divulgation de la vie privée

Les informations sur la vie privée publiées sur Facebook peuvent être lues et utilisées par des personnes à qui elles n'étaient pas initialement destinées. Selon Le Figaro en 2008, certaines entreprises utiliseraient Facebook pour collecter des informations sur leurs employés tandis que des recruteurs s'en serviraient pour leur sélection de candidats : « Les recruteurs appuyaient parfois un refus d'embauche sur des détails privés ainsi collectés ». Par ailleurs, selon une étude anglaise citée par Le Figaro en 2008, certains parents se servent de Facebook pour surveiller la vie de leurs enfants.

Espionnage parental

Beacon

Le nouveau système, baptisé « Beacon », permet aux sites partenaires de transmettre des informations à Facebook, informations ensuite relayées à tout le réseau du membre concerné (par des news feed). C’est particulièrement intéressant pour les sites de vente en ligne, qui espèrent ainsi créer un faux bouche à oreilles. Cette forme de marketing est considérée comme très efficace, car elle passe par les réseaux sociaux et non par l'interpellation directe des personnes par la publicité. Sauf que Beacon fonctionne par un mécanisme d’opt-out : par défaut, tous les utilisateurs sont volontaires pour y participer, et il faut demander à se désinscrire pour faire cesser les transmissions d’informations. Un choix qui n’a guère plu aux utilisateurs de Facebook, et c’est le moins que l’on puisse dire. Rapidement, des dizaines de milliers d’internautes ont rejoint les groupes de discussions contre Beacon hébergés directement sur Facebook. L’organisation activiste américaine MoveOn.org est la plus visible : en quelques jours, elle a rassemblé plus de 50 000 membres.

  • exemple : Chacun y va de sa petite expérience : « J’ai fait des achats de Noël hier pour ma femme, explique Sean Lane. Quand elle s’est connectée à Facebook, il y avait une note indiquant que j’avais acheté une bague chez Overstock.com, avec un lien vers la bague et le prix… Noël gâché ».

Beacon a finalement été modifié la semaine dernière pour le rendre un peu moins intrusif. Le principe reste le même, mais le système est désormais en opt-in : les achats ne sont désormais plus ajoutés automatiquement sur Facebook, et chacun doit accepter, ou refuser, de les transférer à Facebook.

Myspace

C'est quoi ?

MySpace est un site internet de réseau social fondé aux États-Unis, qui met gratuitement à disposition de ses membres enregistrés un espace web personnalisé, permettant d'y faire un blog, d'y entreposer ses compositions musicales et d'y remplir diverses informations personnelles. Le site possède aussi un système de messagerie qui permet par ailleurs d'y poster ses photos. Il est ainsi connu pour héberger de nombreux sites internet de groupes de musique et de DJs. Fondé par Tom Anderson et Chris DeWolfe en août 2003, MySpace a été racheté par le groupe de Rupert Murdoch, News Corp., en juillet 2005. D'après les taux de fréquentation fournis par le site Alexa1, le service était en octobre 2005 le quatrième site le plus consulté au monde derrière ceux de Yahoo!, AOL et MSN et devant celui d'eBay et Facebook. À compter de la mi-août 2006, Myspace lance une version française du site, dont la version officielle est sortie le 17 janvier 2007. En date du 12 avril 2008, il comptait plus de 230 182 000 utilisateurs.

Succès

La très grande fréquentation de MySpace a permis à certains de ses contributeurs musicaux d'atteindre une certaine notoriété leur ouvrant la porte des majors Les pages Myspace de certains musiciens sont plus visitées que le site officiel, et certains éditeurs conseillent même à leurs artistes de ne pas créer de sites officiels mais plutôt une page MySpace. Les avantages perçus sont une grande réactivité et visibilité, grâce à la facilité pour annoncer les concerts et lancer des invitations, mais aussi pour rester en contact entre musiciens.

Experience

Qu'en pensent les utilisateurs? «MySpace, c'est avant tout un réseau d'intérêts, même si à la base les rencontres sont plutôt de type amical, tout le monde met en avant son côté créatif. On s'en sert donc à plusieurs niveaux: privé et professionnel», dit l'une des pionnières en la matière dans l'Hexagone, Marie Blanco Hendrickx, une graphiste/illustratrice de 22 ans.

L'histoire de cette jeune femme illustre à merveille le potentiel et les limites de MySpace.

Il y a deux ans, Marie, alors étudiante à Amiens, entend parler de Friendster, cède à la curiosité et s'inscrit.

Très peu de temps après, MySpace fait son apparition: le même concept mais avec plus de fonctionnalités. Elle se lance. Elle utilise d'abord le site pour faire des connaissances. Au passage, elle montre quelques pièces de son travail à ses contacts. L'un d'eux voit en elle un potentiel certain et l'encourage à «monter sur Paris».

Elle prépare alors son arrivée en se créant de nombreux contacts dans le milieu branché de la nuit parisienne. Le réseautage en ligne y est déjà bien implanté, notamment sous l'impulsion de leaders d'opinion comme les rappeurs de TTC. Quand elle débarque à Paris, l'automne dernier, elle y a déjà tout un réseau d'amis et ne manque pas de travail.

«Le site m'a permis de rencontrer beaucoup de gens à qui je n'aurais pas osé parlé, comme des DJ, des directeurs de labels ou des organisateurs de soirées qui ont au final misé sur moi. J'ai réalisé pour eux des flyers et des pochettes d'album, ce qui m'a créé de la visibilité. Des gens qui appréciaient mon travail, ont mis mes illustrations sur leur profil», raconte Marie Blanco Hendrickx.

«Très rapidement, je me suis retrouvée avec plus de 1'000 amis, poursuit Marie. J'ai fait une overdose de networking. Si je voulais répondre à tous mes messages, j'en avais pour deux à trois heures quotidiennement. Un jour, j'ai fait le ménage dans mes contacts. Il m'en reste aujourd'hui la moitié, dont 200 en France et peut-être 130 que j'ai rencontrés physiquement.»

«Pratiquement tous mes amis sont sur MySpace. Soit je les y ai rencontrés, et on s'est ensuite vu hors ligne. Soit je les ai rencontrés de façon physique, et ils sont passés sur MySpace. Ce qui à la longue peut créer un truc flippant: quand je sors, il n'y a presque personne que je ne connais pas.Tout le monde a un préjugé sur toi, et en plus, tu deviens beaucoup plus accessible, alors que tu aurais peut-être envie de mettre de la distance…»

«Je connais un jeune homme qui est sorti avec trois filles de MySpace en même temps. Pas de chance pour lui, le pouvoir du réseau l'a rattrapé, les filles se connaissaient, il s'est fait grillé: le pouvoir de la rumeur est extrêmement fort sur le site.» La jeune graphiste/illustratrice souhaiterait maintenant transformer sa page en un lieu plus professionnel.

Toujours grâce à MySpace, Marie collabore à différents projets autour du globe. Elle s'apprête notamment à travailler sur l'album-concept d'un jeune rappeur américain émergeant: Existereo.

«Le social networking, c'est considérer que sur internet comme dans la vie, on ne peut rien faire tout seul: pour exister, il faut faire partie de quelque chose, dit Stéphane Hugon, sociologue et responsable du Gretech (Groupe de Recherche sur les Technologies et le Quotidien). On n'existe pas comme individu, mais comme potentiel de sociabilité, comme connexion.»

«Jusqu'aux années 60-70, la tendance sociétale était à l'émancipation: l'individu ne se fantasmait que dans l'extraction de la masse. Depuis, dans ce qu'il est convenu d'appeler la postmodernité, l'individu retrouve le goût des relations primales et tente par tous les moyens de faire partie du collectif (Street Parade, repas entre voisins, régionalisme..). Il partage des moments éphémères et intimes avec sa communauté.»

Un point intéressant

Lorsque le réseau devient trop grand et trop homogène, la notion d'intimité partagée par une communauté d'élus disparaît et le réseau éclate en sous-réseaux. D'un autre côté, paradoxalement, le réseau doit se développer pour exister. C'est probablement là que réside le secret de l'efficacité et de la longévité des réseaux sociaux: ils devraient ne pas dépasser une taille critique pour continuer à créer de la relation pertinente. Autrement dit, le monde doit rester petit.

Identité numérique

Impact de notre vie numérique sur notre réputation

  • « Le pire qui puisse vous arriver ne serait pas d’avoir laissé quelques traces négatives pour votre réputation numérique. Le pire serait qu’on ne trouve aucune trace de vous, que vous n’ayez pas de réputation numérique.”
  • 77% des recruteurs effectuent des recherches en ligne sur les candidats.
  • 7% de toutes les requêtes effectuées sur les moteurs de recherche se font sur le nom d’une personne.

Cette absence de réputation numérique pourrait être interprétée de la manière suivante:

  • Manque de transparence
  • Refus de partager l’information
  • Personne qui n’a rien à dire
  • Technophobe
  • Aversion pour le risque

Avoir une réputation numérique, c’est être transparent, c’est montrer votre capacité à partager l’information, à exprimer des idées ou des opinions, à utiliser les technologies de l’information qui sont aujourd’hui au cœur de la performance des organisations, et votre sens du risque ou votre esprit d’initiative.

  • « Notre vie numérique impacte notre identité et notre réputation. Mais si vous vous promenez dans la blogosphère, vous verrez que la réputation numérique est souvent associée à l’identité numérique et inversement. On peut dire qu’avant d’évaluer la réputation d’une personne, il faut qu’on soit sûr que cette personne est bien la personne qu’elle dit être. Mais quel est l’intérêt de se construire une vraie réputation sur une fausse identité ?”

L’identité et la réputation sont donc 2 concepts autonomes. L’identité est un enjeu pour lutter contre les fraudeurs. La réputation est un enjeu pour nous tous dans le cadre de notre vie numérique. Publier une photo sur Flickr, une vidéo sur Youtube, un billet ou un commentaire sur un blog est un acte de ma vie numérique qui ne change rien à mon identité, mais qui peut impacter positivement ou négativement ma réputation.

Vie numérique, identité et réputation

Gestion de l'identité

Il faut distinguer la valeur d'usage perçue de la valeur d'usage réelle à terme. La valeur d'usage perçue, aujourd'hui, est celle de la prise de contact. Dans ce contexte, les réseaux sociaux sont un peu l'équivalent du Meetic pour les pros, la fonction matching en moins. Mais, selon moi, la valeur d'usage à court terme des réseaux sociaux va être la gestion de l'identité numérique. En fait, l'identité numérique existe déjà : avant de rencontrer une personne, on « google » de plus en plus souvent son nom pour ramener des informations sur elle. Or, quelle est l'application qui permet de gérer cette nouvelle identité ? Ce sont les réseaux sociaux. Aujourd'hui, les jeunes qui ouvrent un Skyblog n'en ont pas conscience, mais dans cinq ou dix ans, quand on cherchera a recueillir des informations sur eux, à les mesurer ou les évaluer, entre autres, c'est cela qui va remonter. Et à ce moment-là, ils ne seront pas forcément ravis que ce soit cet élément-là de leur identité numérique qui remonte à la surface. C'est en ce sens qu'il y a l'exigence de la gestion de cette identité numérique.

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